A tous les visiteurs et amis du site

Votre adresse IP est
.


La ville antique de THYSDRUS (EL DJEM)

Ancienne cité phénicienne, fondée par les Puniques et prospère sous Hadrien, elle reçoit, sans doute dès l'époque césarienne, le statut de colonie romaine puis acquiert le statut de municipe libre (municipia libera) sous le règne de l'empereur Septime Sévère. Par la suite elle est intégrée à la province de Byzacène. Au cœur d'une région qui connaît une forte productivité agricole, la cité semble jouir d'une relative prospérité. Au IIIème siècle, la ville de Thysdrus s'étendait sur quelques 200 hectares et comptait près de 40 000 habitants. (Aujourd'hui, Elle n'en compte plus que 18 000).
La cité de Thysdrus bénéficie d'une politique active de mise en valeur des terres et de développement économique : les empereurs Vespasien et Titus y amènent l'eau par l'entremise du proconsul d'Afrique. Ainsi, dès le IIe siècle, elle apparaît comme la « capitale de l'huile » de Byzacène. Nœud routier des plus importants puisque six voies romaines y aboutissent, localisé au centre d'une région oléicole, Thysdrus dispose d'un marché agricole très dynamique.


Les amphithéâtres

El Jem est « unique au monde » par le fait de posséder trois édifices appartenant chacun à l'une des trois grandes catégories connues d'amphithéâtres, tous trois étant civils et non militaires, puisque la ville n'a jamais eu de garnison.

Si le troisième amphithéâtre d'El Jem compte parmi les monuments les plus célèbres de Tunisie, l'antique Thysdrus a possédé deux autres amphithéâtres, de moindre mesure.
Le premier serait datable du Ier siècle av. J.-C. et devait donc être rudimentaire, sans maçonnerie, mais avec une cavea « creusée dans le roc d'une colline, dont la typographie lui a imposé ses dimensions et ses contours ». Il a dû être aménagé par des marchands ou des agriculteurs "italiens" immigrés pour les combats de gladiateurs.
Suite à la détérioration de cet amphithéâtre et au développement économique et urbanistique de Thysdrus, et après plusieurs tentatives de restauration, il est décidé à l'époque flavienne de réaménager complètement la même colline - la seule de la région - en « la comblant de remblais sur une hauteur de plus de deux mètres, pour allonger le grand axe de l'arène, qui atteignit les proportions de 60 mètres sur 40 mètres ». Une tribune est ajoutée sur le petit axe, des gradins construits sur des remblais tassés, deux carceres (cellules et pièces où les gladiateurs et les bêtes sauvages attendent l'entrée en scène) sont mis en communication avec l'arène. Si l'édifice gagne en solidité et fonctionnalité, c'est sans préoccupation d'ordre esthétique. Il est à noter que malgré leur proximité, ce deuxième amphithéâtre est distinct du premier de par l'emplacement et le style de construction, notamment les éléments essentiels que sont la cavea et l'arène qui « divergent totalement par le choix de leur modèle ». Ce nouvel amphithéâtre est comparable à de nombreux autres présents en Tunisie, comme à Thuburbo Majus, avec une structure adossée à une butte naturelle partiellement aménagée.

El Djem est célèbre pour son troisième amphithéâtre, souvent appelé à tort un colisée , ses dimensions sont : grand axe de 148 mètres et petit axe de 122 mètres et sa contenance (évaluée à 35 000 spectateurs, le classent incontestablement parmi les plus grands amphithéâtres du monde. L' Amphithéâtre Flavien à Rome (environ 50.000 spectateurs) et le théâtre en ruines de Capoue sont plus grands. L'amphithéâtre d'El Djem a été construit sous le proconsul Gordien, autour de 238 et était probablement utilisé pour des combats de gladiateurs et des courses de chars (comme dans le film Ben-Hur ).
Il est également possible que la construction de cet amphithéâtre n'a jamais été terminé.

Jusqu'au 17ème siècle, il est resté plus ou moins intact. Dès lors, ses pierres furent utilisées pour construire le village voisin d'El Djem ou transportées à la Grande Mosquée de Kairouan. Au cours des luttes contre les Ottomans , les Turcs en 1695 ont utilisé des canons afin de débusquer les résistants de l'amphithéâtre, détruisant une partie de l'amphithéâtre.

Les ruines de l'amphithéâtre ont été déclarés site du patrimoine mondial en 1979.

Préservés par le sable nous retrouvons, l'important marché de la ville Thysdrus et de riches villas qui entouraient l'amphithéâtre. Des mosaïques magnifiques ont aussi été découvertes, mais l'archéologie de terrain reste encore à faire.
Dans le monde du matériel d'écriture, Thysdrus se trouvait dans l'empire du Papyrus, qui se préserve remarquablement bien si il est conservé au sec. .

       

Pour voir les détails de plus près, cliquez sur la photo, sur la nouvelle page en bas et à gauche vous pouvez
agrandir ou diminuer la photo, et la déplacer avec votre souris





El Djem au début du XXème siècle










Villas de Thysdrus


Reconstitution de la villa romaine "Africa", ici vue de la cour intérieure



Mosaïque trouvée dans une villa


Quelques vidéos trouvéa sur YouTube, Dailymotion et ina.fr











EL DJEM par chevrette13




















Depuis sa création fin 2001, internautes (IP) ont visité le site